C’est pas juste.

3 août 2008

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Il y a plein de Enzo en France (Enzo, c’est horrible comme nom, ça et Bozo, il n’y a pas beaucoup de différences). Et Belle-Fille Première a une amie qui s’appelle Clémentine. Mais Cerise, nan, elle n’accepte pas comme prénom pour une future soeur. Le père préfère presque Cunégonde à Cerise. Et j’ai même une copine qui refuserait de faire des compotes bleuets-mangues pour une Cerise. C’est grave, merde. Seulement les célébrités peuvent appeler leurs enfants avec des noms bizarres. Comme la Apple de Gwyneth Paltrow. Et la Sunday Rose de Nicole Kidman. Oh Sunday c’est trop mignon.  

Nouvelle mission : devenir une célébrité ou trouver un nom acceptable socialement.

 Source photo : johncairns.blogspot.com et boston.com

Comment épeller sexualité déficiente

28 juillet 2008

“Amnesia : the condition that enables a woman who has gone through labor to have sex again.”

Joyce Armor, The Dictionary according to Mommy

traduction libre : “Pour baiser après avoir accouché, faut se cogner la tête très très fort sur le mur, demander à chéri de nous étrangler gentiment, et après on oublie tout et on mouille.”

I kissed a girl and I liked it

28 juillet 2008

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Aujourd’hui, première journée de congé qui ressemble vraiment à une journée de congé (monsieur Big travaille et belle-fille Première est à son camps de jour artistique jusqu’à seize heures), j’en ai profité pour manger une super omelette et dix millions de rôties extra beurre et confiture de fraises, ça m’a pris une heure et demie à manger tout ça, en lisant Lollipop de Christine Nöstlinger, une auteure pour enfants d’origine autrichienne, à la fois grave et marrante. J’ai aussi acheté une bouteille d’eau Evian, special 2008 dessinée par Christian Lacroix. Ça faisait depuis le mois de janvier que j’en voulais une, les bouteilles sont tellement belles, et j’en ai trouvé une dans une nouvelle boutique gourmet. Après je suis rentrée chez moi, j’ai attendu vingt minutes pour pouvoir passer la porte principale de l’immeuble, parce que j’ai prêté ma clé à belle-fille Première.

 

Et là j’ai le temps de faire une liste de tout ce que m’a apporté le séjour, à date, de belle-fille Première. J’adore les listes. J’adore faire des listes quand je devrais faire autre chose de plus utile (couper mes ongles d’orteils, passer l’aspirateur, écrire mon roman, appeler ma maman).

 

1. Écouter de la musique pop saveur adolescente en étant super nostalgique de mes treize ans.

Katy Perry : « So over the summer/Something changed/I started reading Seventeen/And shaving my legs and/I studied Lolita regiously »  
2. Écouter de la musique pop à saveur adolescente en riant en cachette quand belle-fille Première chante en hurlant des paroles qu’elle ne comprend pas du tout.

Katy Perry : « I KISSED A GIRL AND I LIKED IT» 
3. Parler à belle-fille Première de mon personnage préféré de Quatre filles et un jean (Bridget) et lui dire que son personnage préféré de Quatre filles et un jean est plate (Lena).

 
4. Avoir quatre nouveaux pyjamas. Fuck je préfère passer mes soirées à moitiée toute nue (j’ai de belles culottes), mais bon je veux pas traumatiser belle-fille Première, qui est plutôt conservatrice. Avec mes enfants, je serai toute nue all the time et ce sera bien, mais pour l’instant, je veux pas qu’elle retourne en France avec des histoires de famille nudiste (je veux inspirer le respect, la dignité et tout).

 
5. M’amuser au mini-putt. Oh my God, j’avais oublié que c’était trop drôle passer deux heures à essayer de rentrer une petite balle dans un trou à peine plus gros que l’anus d’une actrice porno.

 
6. Devenir plus patiente. Ouais, je réussis à pas m’énerver quand belle-fille Première lit les nouvelles du jour au-dessus de mon épaule et même quand elle me demande trente fois qui est Heidi Montag.

 
7. Aimer la vie de famille. J’ai toujours été famille, il me semble. Même quand j’avais seize ans et que je m’enfermais dans ma chambre toute la journée et que je disais à mes parents que c’était pas juste que je sois nééééééée. Mais avoir belle-fille Première à la maison me fait aimer tout le monde, really. Et elle est adorable, même si elle regarde mes boobs d’un air suspect. Elle m’écrit des petits mots quand elle va à son camp et elle les met sur la table, pour que je les découvre en déjeûnant.

Son mot d’aujourd’hui : « Allô Mélodie. Comment ça va? Bien dormi? C’est une belle journée alors profite que papa et moi ont est pas là pour t’amuser. Bisous. »

 
8. Imiter Wall-E non-stop sans avoir l’air débile, puisque belle-fille Première me trouve trop bonne, elle dit que j’ai la même voix que Wall-E. Dommage qu’elle n’aie jamais écouté E-T l’extraterrestre parce que je l’imite encore mieux, le gros caca déguisé en extraterrestre. E-T PHONE HOME. E-T PHONE HOME.

 
9. Profiter des talents culinaires de tout le monde autour de moi. C’est plus mon monsieur Big qui fait les meilleurs repas au monde, mais mon monsieur Big ET belle-fille Première. Je me sens super chanceuse.

 
10. Reconsidérer ma couleur de cheveux. Belle-fille Première dit qu’ils sont jaunes, quand on est dans l’ascenseur, avec la lumière et tout. J’étais super outrée mais je me suis pas trop énervée vu que je deviens plus patiente et tout. (Je dis rien non plus quand elle dit que je suis trop gourmande.)
source photo : www.poolparty.com et www.goldarts.com

Les merveilles du monde : des fillettes aux sacs Guess

24 juillet 2008

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Être belle-maman, c’est pas toujours le top. Je veux dire j’essuie le cul plein de merde de la plus jeune et elle me dit « je t’aime » après, « je t’aime comme la terre entière » et tout, mais j’ai pas de carte à la fête des Mères et j’ai pas le droit de lui dire « je vais t’envoyer à l’orphelinat si tu finis pas ton assiette » (je l’ai peut-être déjà dit mais c’était en secret, sans la présence du daddy).

Mais c’est quand même super cool parce que c’est mieux que d’être maman d’un coup, selon moi. Là j’ai le temps de passer de l’étape de jouer aux Barbies à l’étape de jouer avec des poupées vivantes, des poupées de presque cinq ans et une presque ado (j’ai trop hâte de parler de tampons et de premiers baisers avec elle).

 Et comme ce week-end, quand nous étions tous les quatre à Saint-Sauveur, à magasiner pour la plus vieille, les doigts autoritaires vers les camisoles, « je veux ça en small, je veux cette robe-là pour toi, tu vas être super jolie, et les carreaux, nan même si Jessica Simpson en porte, ça fait trop butch pour quatre-vingt dix pour cent des gens ». Je me sentais super utile, bien plus utile que si j’étais en train de magasiner un landau.

 Et j’étais aussi super joyeuse parce que je me suis trouvée la sacoche la plus belle du monde entier. Une sacoche super grosse, toute rose, sur l’étiquette c’était écrit Mermaid. Je veux être une mermaid, putain, dans une autre vie. Mermaid ou maman canard, ce serait le top. Mais être belle-maman, quand la plus jeune voit le nouveau sac, et  qu’elle dit « wow, c’est beau, est-ce que je peux l’embrasser », c’est vraiment bien aussi.




source photo guess.ca

Tant qu’il ne me demande pas de porter une couche…

9 mai 2008

 Dans les milles choses à faire avant d’être moi aussi maman, il y a le fameux choix entre allaiter ou donner le biberon. Je trouve super beau l’allaitement, ça fait tellement vraie maman, ça fait photo de la Bible si la Bible était illustrée, ça fait je m’occupe mieux de mon bébé que toi parce que le mien est protégé contre les allergies et il va être extra intelligent. Et ça fait perdre du poids, quoiqu’en dise Salma Hayek.  

Mais moi ma maman n’a pas réussi à m’allaiter. Et les seins pendent après, et les miens, je voudrais pas vraiment les passer à la charcuterie encore une fois avant mes trente ans, juste parce que j’ai décidé d’allaiter pendant six mois. Et il paraît que les bébés qui boivent aux biberons dorment mieux, c’est ce que j’ai lu dans un livre, je me souviens plus la raison, mais ça a rapport à la digestion, comme si le lait maternel se digérait plus rapidement donc le bébé avait faim plus rapidement. Et le faux lait méchant et pas maternel permet de passer de meilleures nuits.  

Je sais pas encore, peut-être que je vais essayer qu’une fois et demander à mon monsieur Big de prendre plein de photos de moi en vraie maman. Faut juste pas que j’oublie ma promesse laiteuse à mon monsieur. Il veut absolument que je l’attaque à grands jets fantasmatiques de lait, dès que j’ai des gouttes au bout des mamelons.  

You are the daddy, you moron!

9 mai 2008

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Une chose que j’aime beaucoup de moi c’est que je suis une fille de principes. Ouais, ouais. J’ai comme principe d’accepter les gens qui portent des couleurs qui matchent pas bien. J’ai comme principe de privilégier les suçons Laura Secord aux barres de chocolat. J’ai comme principe de nettoyer mes collants à l’eau froide, à la main. J’ai aussi comme principe d’être une fille fidèle, parce qu’une fois que tu as trouvé ton monsieur Big, inutile de te mettre toute nue dans une autre chambre-cuisine-whatever que les votres.

 J’ai aussi comme principe de juger beaucoup les gens qui passent à la télévision, surtout ceux qui passent à des émissions comme Jerry Springer ou Maury, pour accuser dix mille mecs, c’est toi le papa, c’est toi le papa, c’est juste avec toi que j’ai baisé, et là un des mecs dit salope, tu as baisé avec mon frère et mon meilleur ami, ils me l’ont dit, ton bâtard il est pas de moi, et là il y a des tirages de cheveux, des fuck you hurlés, des pleurs hystériques, des transexuels qui se déchaînent, un poney qui arrive sur scène et un prêtre qui leur promet à tous un avenir certain en enfer.  

Lors de ces émissions, l’animateur fait passer des tests de paternité aux papas accusés et révèle à la toute fin de l’émission qui est papa, qui n’est pas papa et il y a encore une bonne dose de pleurs hystériques et de cheerleaders qui sautent partout en brandissant des cornets de crème glacée. Quelle humiliation. Et tout ça, ça va bientôt être inutile, les tests de paternité en direct, parce que, parce que les pharmacies états-uniennes vendent déjà des DNA Testing Collection Kit (des trucs pour identifier le vrai papa du faux).  

C’est tellement cool et ça peut être une bonne activité de groupe! Toute la communauté mâle d’un trailer park peut se réunir devant un bon feu de camp et se tester pour savoir de qui est le dernier petit fouteur de merde. So exciting!

source photo http://hem.passagen.se/nosey/fight.jpg

Faut faire semblant de s’inquiéter pour des riens.

23 avril 2008

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Dans le bain, avec un masque menthe-aloès sur le visage, gracieuseté de ma super gorgeous dolly Samantha, je réfléchissais très fort. Je me demandais qu’est-ce qui va arriver dès le premier coucou extra-utérus, est-ce que je vais encore pouvoir prendre des bains comme ça, longtemps, le temps d’un Us, de deux-trois articles de Vanity Fair, de deux-trois chapitres de Servan-Schreiber.  

Whatever. Je fais le pari que je vais être capable de lire Us en donnant un mamelon au bébé. Du gossip nutritif, je suis géniale.

source photo buzzlife.com

Ça donne le goût de le faire pendant quarante-huit heures.

23 avril 2008

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 <<Giving birth is like taking your lower lip and forcing it over your head.>> Carol Burnett

 traduction libre : <<Accoucher c’est comme faire la split pendant qu’on te fait un piercing dans le clito.>>

source photo langatonalpacas.co.uk, pandafix.com

Comment perdre le poids du bébé avant même d’être enceinte.

23 avril 2008

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Tout le monde le sait, ou devrait le savoir, quand tu es enceinte, tu peux juste t’entraîner si tu t’entraînais avant de tomber enceinte. Moi je veux faire comme Jessica Alba, avoir un petite ventre de deux mois de grossesse et une haltère dans une main.

Aujourd’hui aérobie devant la télé, habillée en rouge et blanc, longs bas avec petits coeurs, à bien bouger mon cul en regardant la troisième saison de Girls Next Door. Premier épisode: Kendra donne à Hugh Hefner un toilet paper man pour Noël. Vraiment classe.

source photo starpulse.com

Baby lust ou Harvard.

23 avril 2008

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Moi je veux une maison avec une pièce framboise, apprendre à bien laver mes vêtements à l’eau froide (je peux pas toujours supplier à genoux mon monsieur Big), cesser de croiser un voisin fatigant, un ex-soldat barbant, apprivoiser le clavier de mon ordinateur quand j’ai des faux ongles super longs, et je veux aussi, un bébé, évidemment, c’est pas nouveau.  

Mais c’est pas tout le monde qui veut un bébé. 

Et je trouve ça très correct. À douze ans, dans un texte pour l’école, j’avais écrit que je voulais vivre à la campagne, avec mille poules, chevaux et cochons roses, je serais vétérinaire et j’écrirais des romans policiers dans mes temps libres, et si j’ai le temps, vraiment juste si j’ai le temps (je me trouvais bien drôle d’écrire ça), j’aurai un mari, mais pas d’enfants. Là j’ai changé d’idée, pour un tas de raisons très personnelles. Mais surtout, parce que j’ai monsieur Big, qui a déjà deux filles, et qui est le meilleur papa du monde (à égalité avec mon papa). Le voir dessiner des chats comme jamais je serais capable de dessiner des chats, l’entendre chanter une chanson sur les autobus qui roulent, roulent, roulent avec sa petite, voir son sourire quand nous entendons un vrai soap de Polly Pocket endiablées, le savoir inquiet quand sa princesse fait un cauchemar, le deviner hésitant à donner un dernier-dernier morceau de mouton en chocolat…Il fait tout bien, mais les enfants, ça il fait super bien.  

Mais quand j’entends sa petite, à quatre ans, me dire « tu n’es pas une adulte parce que tu n’es pas une maman », je m’étouffe. Et même si je lui explique trois-quatre fois, elle comprend pas, elle dit que je suis une enfant encore. Et ça me frustre. 

C’est pour ça que je suis contente de tomber, coup sur coup, sur un texte d’Elinor Burkett, qui raconte que sa mère lui a toujours dit qu’elle n’avait pas à trimballer une poupée avec elle vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qu’il y avait des choses beaucoup plus importantes que ça, dans la vie. Et je pense pas qu’elle voulait dire acheter des souliers à talons hauts. Elle voulait dire voyager sans sac à couches, écrire pour le Miami Herald, pour Salon, pour le New York Times Magazine, pour le Elle, ne pas devenir une stay-at-home mommy avec un doctorat perdu dans une boite en carton. Et j’ai découvert aussi une citation de Renée Zellweger qui proclamait que « Motherhood has never been an ambition. » 

Et je trouve ça bien, d’avoir le choix, de dire que moi j’en veux vraiment un enfant, peut-être deux, peut-être trois, whatever, j’en veux. Mais je veux pas non plus que ça me détermine. Je veux pas être en attente de mon statue d’adulte.  

Parce ce que je suis déjà adulte ostie, je couche avec ton papa, princesse!

source photo starpulse.com


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