Archive pour la catégorie ‘monsieur Big’

Tant qu’il ne me demande pas de porter une couche…

Vendredi 9 mai 2008

 Dans les milles choses à faire avant d’être moi aussi maman, il y a le fameux choix entre allaiter ou donner le biberon. Je trouve super beau l’allaitement, ça fait tellement vraie maman, ça fait photo de la Bible si la Bible était illustrée, ça fait je m’occupe mieux de mon bébé que toi parce que le mien est protégé contre les allergies et il va être extra intelligent. Et ça fait perdre du poids, quoiqu’en dise Salma Hayek.  

Mais moi ma maman n’a pas réussi à m’allaiter. Et les seins pendent après, et les miens, je voudrais pas vraiment les passer à la charcuterie encore une fois avant mes trente ans, juste parce que j’ai décidé d’allaiter pendant six mois. Et il paraît que les bébés qui boivent aux biberons dorment mieux, c’est ce que j’ai lu dans un livre, je me souviens plus la raison, mais ça a rapport à la digestion, comme si le lait maternel se digérait plus rapidement donc le bébé avait faim plus rapidement. Et le faux lait méchant et pas maternel permet de passer de meilleures nuits.  

Je sais pas encore, peut-être que je vais essayer qu’une fois et demander à mon monsieur Big de prendre plein de photos de moi en vraie maman. Faut juste pas que j’oublie ma promesse laiteuse à mon monsieur. Il veut absolument que je l’attaque à grands jets fantasmatiques de lait, dès que j’ai des gouttes au bout des mamelons.  

You are the daddy, you moron!

Vendredi 9 mai 2008

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Une chose que j’aime beaucoup de moi c’est que je suis une fille de principes. Ouais, ouais. J’ai comme principe d’accepter les gens qui portent des couleurs qui matchent pas bien. J’ai comme principe de privilégier les suçons Laura Secord aux barres de chocolat. J’ai comme principe de nettoyer mes collants à l’eau froide, à la main. J’ai aussi comme principe d’être une fille fidèle, parce qu’une fois que tu as trouvé ton monsieur Big, inutile de te mettre toute nue dans une autre chambre-cuisine-whatever que les votres.

 J’ai aussi comme principe de juger beaucoup les gens qui passent à la télévision, surtout ceux qui passent à des émissions comme Jerry Springer ou Maury, pour accuser dix mille mecs, c’est toi le papa, c’est toi le papa, c’est juste avec toi que j’ai baisé, et là un des mecs dit salope, tu as baisé avec mon frère et mon meilleur ami, ils me l’ont dit, ton bâtard il est pas de moi, et là il y a des tirages de cheveux, des fuck you hurlés, des pleurs hystériques, des transexuels qui se déchaînent, un poney qui arrive sur scène et un prêtre qui leur promet à tous un avenir certain en enfer.  

Lors de ces émissions, l’animateur fait passer des tests de paternité aux papas accusés et révèle à la toute fin de l’émission qui est papa, qui n’est pas papa et il y a encore une bonne dose de pleurs hystériques et de cheerleaders qui sautent partout en brandissant des cornets de crème glacée. Quelle humiliation. Et tout ça, ça va bientôt être inutile, les tests de paternité en direct, parce que, parce que les pharmacies états-uniennes vendent déjà des DNA Testing Collection Kit (des trucs pour identifier le vrai papa du faux).  

C’est tellement cool et ça peut être une bonne activité de groupe! Toute la communauté mâle d’un trailer park peut se réunir devant un bon feu de camp et se tester pour savoir de qui est le dernier petit fouteur de merde. So exciting!

source photo http://hem.passagen.se/nosey/fight.jpg

Baby lust ou Harvard.

Mercredi 23 avril 2008

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Moi je veux une maison avec une pièce framboise, apprendre à bien laver mes vêtements à l’eau froide (je peux pas toujours supplier à genoux mon monsieur Big), cesser de croiser un voisin fatigant, un ex-soldat barbant, apprivoiser le clavier de mon ordinateur quand j’ai des faux ongles super longs, et je veux aussi, un bébé, évidemment, c’est pas nouveau.  

Mais c’est pas tout le monde qui veut un bébé. 

Et je trouve ça très correct. À douze ans, dans un texte pour l’école, j’avais écrit que je voulais vivre à la campagne, avec mille poules, chevaux et cochons roses, je serais vétérinaire et j’écrirais des romans policiers dans mes temps libres, et si j’ai le temps, vraiment juste si j’ai le temps (je me trouvais bien drôle d’écrire ça), j’aurai un mari, mais pas d’enfants. Là j’ai changé d’idée, pour un tas de raisons très personnelles. Mais surtout, parce que j’ai monsieur Big, qui a déjà deux filles, et qui est le meilleur papa du monde (à égalité avec mon papa). Le voir dessiner des chats comme jamais je serais capable de dessiner des chats, l’entendre chanter une chanson sur les autobus qui roulent, roulent, roulent avec sa petite, voir son sourire quand nous entendons un vrai soap de Polly Pocket endiablées, le savoir inquiet quand sa princesse fait un cauchemar, le deviner hésitant à donner un dernier-dernier morceau de mouton en chocolat…Il fait tout bien, mais les enfants, ça il fait super bien.  

Mais quand j’entends sa petite, à quatre ans, me dire « tu n’es pas une adulte parce que tu n’es pas une maman », je m’étouffe. Et même si je lui explique trois-quatre fois, elle comprend pas, elle dit que je suis une enfant encore. Et ça me frustre. 

C’est pour ça que je suis contente de tomber, coup sur coup, sur un texte d’Elinor Burkett, qui raconte que sa mère lui a toujours dit qu’elle n’avait pas à trimballer une poupée avec elle vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qu’il y avait des choses beaucoup plus importantes que ça, dans la vie. Et je pense pas qu’elle voulait dire acheter des souliers à talons hauts. Elle voulait dire voyager sans sac à couches, écrire pour le Miami Herald, pour Salon, pour le New York Times Magazine, pour le Elle, ne pas devenir une stay-at-home mommy avec un doctorat perdu dans une boite en carton. Et j’ai découvert aussi une citation de Renée Zellweger qui proclamait que « Motherhood has never been an ambition. » 

Et je trouve ça bien, d’avoir le choix, de dire que moi j’en veux vraiment un enfant, peut-être deux, peut-être trois, whatever, j’en veux. Mais je veux pas non plus que ça me détermine. Je veux pas être en attente de mon statue d’adulte.  

Parce ce que je suis déjà adulte ostie, je couche avec ton papa, princesse!

source photo starpulse.com

Je veux un blond aux yeux bleus, mais dans six mois.

Samedi 8 mars 2008

Pour être maman, faut aussi s’acheter beaucoup de tests de grossesse. Halle Berry en a genre 300 négatifs dans ses tiroirs. Moi j’en ai longtemps gardé un comme porte-bonheur, dans la pochette de ma sacoche bleu poudre. J’avais dix-huit ans, je pensais avoir le sida, des condylômes et un bébé de deux pères différents.

 Have ourselves a good time, it’s nothing at all, nothing at all.  

En écoutant du Radiohead, j’avais pissé sur une languette, dans la salle de bains au sous-sol de la maison de mes parents. Aucune ligne après trois minutes. Aucune ligne après cinq minutes. Test défectueux. J’avais pleuré. Et racheté un test le lendemain. Qui s’est retrouvé des années dans ma sacoche, en guise de porte-bonheur. C’est un peu bizarre, mais moi je crois pas trop aux trèfles à quatre feuilles et tout, alors une languette avec une ligne bleu et de la pisse séchée, pourquoi pas.

 

Finalement, je n’avais ni le sida, ni des condylômes, ni de fœtus dans mon ventre de salope.

 

Cette semaine, je suis en retard. Je suis jamais en retard, évidemment. Et même si je veux vraiment vraiment un enfant, je me suis mise à penser au vin blanc, aux bandelettes de blanchiment pour les dents, à la teinture blonde, aux bières light, tout ça très toxique pour un bébé. Et j’ai croisé mes doigts, j’ai pas osé prier, mais je me suis achetée trois tests de grossesse. Un trop compliqué, avec une pipette que je savais pas comment utiliser. Les deux autres, super simples, je suis la pro du pipi sur les doigts. En tout cas, les trois tests, négatifs. Mais j’ai encore un peu peur. Je suis très très en retard. Je suis peut-être enceinte, je suis peut-être cancéreuse des ovaires ou je suis peut-être juste parano.

 

Pour être maman, faut pas croire aux accidents. Faut se dire comme mon monsieur, que c’est le hasard. Mais vraiment, je préfère croire aux test de grossesse négatifs. Je veux pas d’accidents, ni de hasard. Si je pouvais, je choisirais même la future date de naissance de mon enfant.

 (En fait, j’ai déjà pensé choisir les signes astrologiques des cinq enfants que je veux, mais je trouve que c’est un peu exagéré, quand même. Maintenant je souhaite juste que ce soit pas des Poissons ou des Vierges, parce que je m’entends pas super bien avec ces signes-là, et Vierges, ça fait tellement mauvais destin, non.)

  Troisième mission : acheter cent tests de grossesse, en prévision du vrai bonheur.

Eva est une fille très mystérieuse

Mercredi 13 février 2008

eva.bmp

« Nous sommes encore en phase de lune de miel. Je l’adore, mais je peux pas péter devant lui! Je garde ça pour moi. Je dois garder un peu de mystère. »  C’est ce qu’a dit récemment Eva Longoria Parker, la luscious Gaby de Desesperate Housewives. Je sais pas trop quoi en penser. D’accord, c’est bien de se retenir, comme c’est bien de pas faire pipi devant l’être aimé, ni de porter des décolettés trop plongeants devant beau-papa, mais de là à en parler à un journaliste…Me semble que c’est plus noble de dire je ne pète jamais jamais, non.

(Moi je pète jamais jamais, c’est ce que je dis toujours à mon monsieur Big, et quand le bébé sera né, j’aurai l’option d’accuser quelqu’un d’autre que le chat pour des erreurs non désirées.)

 Oh et comment expliquer à bébé que maman a déjà posé nue. Et avec des chaînes. Et c’est quoi le rapport des chaînes. Vraiment, super excitant.

source photo manmademag.com


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