Archive pour la catégorie ‘Citation’

Mon papa, lui, m’aime parce qu’il m’invite au hockey

Mardi 14 octobre 2008

 « You never realize how much your mother loves you till you explore the attic – and find every letter you ever sent her, every finger painting, clay pot, bead necklace, Easter chicken, cardboard Santa Claus, paperlace Mother’s Day card and school report since day one. »

Pam Brown 

traduction: Tu ne réalises jamais à quel point ta mère t’aime avant d’explorer le grenier de la maison familiale, ou de vieilles commodes pas encore vidées, et qui étaient dans ta chambre d’ado, décorée de plein d’affiches de Tori Amos, de Johnny Depp et d’annonces de skittles. Tu réalises que ta mère t’aime quand tu trouves de vieux signets peinturés couleur pastel, cadeau d’une Fête des Mères lointaine, des sculptures en mouchoirs mouillés et séchés, tes premières petites histoires sur une sorcière gentille qui se fait enlever par des sorcières méchantes et aux verrues vertes et poilues, et des cartes de la Saint-Valentin, dessinées quand tu avais sept ans et que tu aimais dessiner des gens tout nus l’un par dessus l’autre.

Merci Dieu pour tout

Lundi 13 octobre 2008

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Remiercement pour : une nouvelle coiffeuse extra, qui fait tout en cinquante pour cent moins de temps que toutes les autres coiffeuses que j’ai connu, et qui réussit à me convaincre que le blond jaune va mieux aux pétasses qu’à moi (moi je suis évidemment pas pétasse, juste wannabe parfois), qui mérite le miel-caramel foncé.  

Remerciement pour : monsieur Big qui a préparé du cassoulet pendant trois jours la semaine dernière, et qui a invité voisins mexicains, frérot X. et sa copine pretty et gentille, ami arabe et italienne chaude sosie de Betty Boobs, à venir manger comme des cochons.  

Remerciement pour : amie Sam qui dit oui trop vite et trop souvent à ses profs, qui m’écoute trop souvent parler de niaiseries, aussi, et qui pense que je vais être fâchée parce qu’elle refuse du cassoulet. Vraiment, jamais fâchée contre toi, promis, surtout qu’en vérité, mes cupcakes, en dessert, étaient pas extras (j’étais pressée alors j’ai pris glaçage chimique à la vanille à l’épicerie, le glaçage a fondu, ça ressemblait à du vomi avec des petits cœurs en bonbons dessus).  

Remerciement pour : amie à lunettes-Gucci-piquées-dans-un-aquarium-à-Toronto, qui a rêvé, il y a deux nuits, que j’accouchais de jumeaux. Elle me raconte dans un courriel :  

« Ça paraissait étrange étant donné que tu étais grosse comme une femme enceinte de genre cinq mois pas plus. C’était très long et il y avait plein de monde dans la chambre : monsieur Big et les filles et toute ta famille et plein d’amis. Je jouais à prédire l’heure de la naissance, et je disais 2h du mat. Ça décourageait le monde, étant donné qu’il était genre 10h du mat d’avant…Toi tu étais de bonne humeur, top shape, pas une once de cellulite, les jambes bien épilées, etc. » 

Remerciement pour : Jacob qui vend des petites culottes colorées trop cutes, et juste à côté du salon de coiffure. 

Je sens la poire dorée et la lavande en spray

Samedi 6 septembre 2008

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”I think of birth as the search for a bigger apartment.”

Rita Mae Brown, auteure de Sour Puss, amoureuse des chevaux, et activiste lesbienne

traduction : Je sais pas traduire cette phrase-là, finalement. Oui je veux déménager, moi aussi, trouver le condo de rêve, le duplex malade à transformer en resto dessous et en logement dessus, choisir une chambre pour le bébé futur rapproché, mais je suis bien aussi, comme ça, ici, à m’imaginer bientôt enceinte, en regardant les arbres, tout noirs parce que c’est la nuit, à entendre rien du tout sauf la trame sonore des Chansons d’amour, à me regarder dans le miroir pendant que j’écris, à m’imaginer me lever, enceinte, et regarder mon ventre, à en être incapable d’écrire, tellement j’aimerai ce ventre-là, tellement j’aime déjà cette vie-là, assise ou je suis, à attendre que monsieur Big revienne, à attendre de lui dire que je suis contente qu’il soit revenu, après un dur samedi, il était à Québec et j’étais sans lui.

Source photo lequotidienducinema.com

La télévision comme ennemi des mamans.

Dimanche 3 août 2008

“In general, my children refuse to eat anything that hasn’t danced on television.” Emma Bombeck

traduction libre : “Mes enfants veulent juste manger des céréales Frosted Flakes parce qu’ils trouvent trop mignon le tigre à la télévision.”

Comment épeller sexualité déficiente

Lundi 28 juillet 2008

“Amnesia : the condition that enables a woman who has gone through labor to have sex again.”

Joyce Armor, The Dictionary according to Mommy

traduction libre : “Pour baiser après avoir accouché, faut se cogner la tête très très fort sur le mur, demander à chéri de nous étrangler gentiment, et après on oublie tout et on mouille.”

I kissed a girl and I liked it

Lundi 28 juillet 2008

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Aujourd’hui, première journée de congé qui ressemble vraiment à une journée de congé (monsieur Big travaille et belle-fille Première est à son camps de jour artistique jusqu’à seize heures), j’en ai profité pour manger une super omelette et dix millions de rôties extra beurre et confiture de fraises, ça m’a pris une heure et demie à manger tout ça, en lisant Lollipop de Christine Nöstlinger, une auteure pour enfants d’origine autrichienne, à la fois grave et marrante. J’ai aussi acheté une bouteille d’eau Evian, special 2008 dessinée par Christian Lacroix. Ça faisait depuis le mois de janvier que j’en voulais une, les bouteilles sont tellement belles, et j’en ai trouvé une dans une nouvelle boutique gourmet. Après je suis rentrée chez moi, j’ai attendu vingt minutes pour pouvoir passer la porte principale de l’immeuble, parce que j’ai prêté ma clé à belle-fille Première.

 

Et là j’ai le temps de faire une liste de tout ce que m’a apporté le séjour, à date, de belle-fille Première. J’adore les listes. J’adore faire des listes quand je devrais faire autre chose de plus utile (couper mes ongles d’orteils, passer l’aspirateur, écrire mon roman, appeler ma maman).

 

1. Écouter de la musique pop saveur adolescente en étant super nostalgique de mes treize ans.

Katy Perry : « So over the summer/Something changed/I started reading Seventeen/And shaving my legs and/I studied Lolita regiously »  
2. Écouter de la musique pop à saveur adolescente en riant en cachette quand belle-fille Première chante en hurlant des paroles qu’elle ne comprend pas du tout.

Katy Perry : « I KISSED A GIRL AND I LIKED IT» 
3. Parler à belle-fille Première de mon personnage préféré de Quatre filles et un jean (Bridget) et lui dire que son personnage préféré de Quatre filles et un jean est plate (Lena).

 
4. Avoir quatre nouveaux pyjamas. Fuck je préfère passer mes soirées à moitiée toute nue (j’ai de belles culottes), mais bon je veux pas traumatiser belle-fille Première, qui est plutôt conservatrice. Avec mes enfants, je serai toute nue all the time et ce sera bien, mais pour l’instant, je veux pas qu’elle retourne en France avec des histoires de famille nudiste (je veux inspirer le respect, la dignité et tout).

 
5. M’amuser au mini-putt. Oh my God, j’avais oublié que c’était trop drôle passer deux heures à essayer de rentrer une petite balle dans un trou à peine plus gros que l’anus d’une actrice porno.

 
6. Devenir plus patiente. Ouais, je réussis à pas m’énerver quand belle-fille Première lit les nouvelles du jour au-dessus de mon épaule et même quand elle me demande trente fois qui est Heidi Montag.

 
7. Aimer la vie de famille. J’ai toujours été famille, il me semble. Même quand j’avais seize ans et que je m’enfermais dans ma chambre toute la journée et que je disais à mes parents que c’était pas juste que je sois nééééééée. Mais avoir belle-fille Première à la maison me fait aimer tout le monde, really. Et elle est adorable, même si elle regarde mes boobs d’un air suspect. Elle m’écrit des petits mots quand elle va à son camp et elle les met sur la table, pour que je les découvre en déjeûnant.

Son mot d’aujourd’hui : « Allô Mélodie. Comment ça va? Bien dormi? C’est une belle journée alors profite que papa et moi ont est pas là pour t’amuser. Bisous. »

 
8. Imiter Wall-E non-stop sans avoir l’air débile, puisque belle-fille Première me trouve trop bonne, elle dit que j’ai la même voix que Wall-E. Dommage qu’elle n’aie jamais écouté E-T l’extraterrestre parce que je l’imite encore mieux, le gros caca déguisé en extraterrestre. E-T PHONE HOME. E-T PHONE HOME.

 
9. Profiter des talents culinaires de tout le monde autour de moi. C’est plus mon monsieur Big qui fait les meilleurs repas au monde, mais mon monsieur Big ET belle-fille Première. Je me sens super chanceuse.

 
10. Reconsidérer ma couleur de cheveux. Belle-fille Première dit qu’ils sont jaunes, quand on est dans l’ascenseur, avec la lumière et tout. J’étais super outrée mais je me suis pas trop énervée vu que je deviens plus patiente et tout. (Je dis rien non plus quand elle dit que je suis trop gourmande.)
source photo : www.poolparty.com et www.goldarts.com

Ça donne le goût de le faire pendant quarante-huit heures.

Mercredi 23 avril 2008

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 <<Giving birth is like taking your lower lip and forcing it over your head.>> Carol Burnett

 traduction libre : <<Accoucher c’est comme faire la split pendant qu’on te fait un piercing dans le clito.>>

source photo langatonalpacas.co.uk, pandafix.com

Baby lust ou Harvard.

Mercredi 23 avril 2008

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Moi je veux une maison avec une pièce framboise, apprendre à bien laver mes vêtements à l’eau froide (je peux pas toujours supplier à genoux mon monsieur Big), cesser de croiser un voisin fatigant, un ex-soldat barbant, apprivoiser le clavier de mon ordinateur quand j’ai des faux ongles super longs, et je veux aussi, un bébé, évidemment, c’est pas nouveau.  

Mais c’est pas tout le monde qui veut un bébé. 

Et je trouve ça très correct. À douze ans, dans un texte pour l’école, j’avais écrit que je voulais vivre à la campagne, avec mille poules, chevaux et cochons roses, je serais vétérinaire et j’écrirais des romans policiers dans mes temps libres, et si j’ai le temps, vraiment juste si j’ai le temps (je me trouvais bien drôle d’écrire ça), j’aurai un mari, mais pas d’enfants. Là j’ai changé d’idée, pour un tas de raisons très personnelles. Mais surtout, parce que j’ai monsieur Big, qui a déjà deux filles, et qui est le meilleur papa du monde (à égalité avec mon papa). Le voir dessiner des chats comme jamais je serais capable de dessiner des chats, l’entendre chanter une chanson sur les autobus qui roulent, roulent, roulent avec sa petite, voir son sourire quand nous entendons un vrai soap de Polly Pocket endiablées, le savoir inquiet quand sa princesse fait un cauchemar, le deviner hésitant à donner un dernier-dernier morceau de mouton en chocolat…Il fait tout bien, mais les enfants, ça il fait super bien.  

Mais quand j’entends sa petite, à quatre ans, me dire « tu n’es pas une adulte parce que tu n’es pas une maman », je m’étouffe. Et même si je lui explique trois-quatre fois, elle comprend pas, elle dit que je suis une enfant encore. Et ça me frustre. 

C’est pour ça que je suis contente de tomber, coup sur coup, sur un texte d’Elinor Burkett, qui raconte que sa mère lui a toujours dit qu’elle n’avait pas à trimballer une poupée avec elle vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qu’il y avait des choses beaucoup plus importantes que ça, dans la vie. Et je pense pas qu’elle voulait dire acheter des souliers à talons hauts. Elle voulait dire voyager sans sac à couches, écrire pour le Miami Herald, pour Salon, pour le New York Times Magazine, pour le Elle, ne pas devenir une stay-at-home mommy avec un doctorat perdu dans une boite en carton. Et j’ai découvert aussi une citation de Renée Zellweger qui proclamait que « Motherhood has never been an ambition. » 

Et je trouve ça bien, d’avoir le choix, de dire que moi j’en veux vraiment un enfant, peut-être deux, peut-être trois, whatever, j’en veux. Mais je veux pas non plus que ça me détermine. Je veux pas être en attente de mon statue d’adulte.  

Parce ce que je suis déjà adulte ostie, je couche avec ton papa, princesse!

source photo starpulse.com

Même sur Facebook, on peut recevoir des tests de grossesse en cadeau.

Lundi 14 avril 2008

Juste parce que ça m’a trop marqué. Et parce que c’est quand même rigolo, d’être autant dépendante d’une petite ligne rose ou bleue.

“La légendaire pipette bleue vendue en pharmacie doit battre tous les records par sa capacité à bouleverser une vie…Cinq secondes de trempage et soixante d’attente…Les amours se déclarent dans des lieux romantiques ou des situations torrides, les enfants s’annoncent dans des salles de bains.”

Florence SERVAN-SHREIBER, Conseils d’amie avant d’avoir son premier enfant, 2007


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