Conversation d’autobus 168 (ou pourquoi faut apprécier nos gosses avant qu’ils soient ados)

Pourquoi ta mère te frappe?

Pourquoi ta mère te frappe?

Aie avec quelle fille tu coucherais si elle te disait qu’elle voulait coucher avec toi?

Avec Christine?

Avec Mélissa?

Ouan.

Pourquoi pas avec Christine?

Je sais pas.

Pourquoi pas avec Christine?

Avec Manu?

Ouan.

Pourquoi?

Elle est bien formée.

Formée? Formée. Ça veut dire quoi? Pourquoi Manu est bien formée?

Avec qui d’autre?

Avec Stéphanie?

Ouan. Non. Avant elle était ok.

Elle est à chier solide. Carl l’a baisée.

Avec qui d’autre?

Pourquoi ta mère te frappe?

Je te frappe si tu descends au même arrêt que moi, je te jure.

Me semble.

Je te le jure.

Me semble, tu es trop laid.

 (Il se lève, tire le chandail d’uniforme privé de l’autre gars, l’autre gars geint comme un bébé cochon bleaché et ça finit comme ça, le gars se rassit, regarde dehors, et l’autre gars replace son chandail d’uniforme privé.)

Un commentaire pour “Conversation d’autobus 168 (ou pourquoi faut apprécier nos gosses avant qu’ils soient ados)”

  1. Déesse trentenaire dit :

    Encore! J’en veux d’autres!

    Je me mords parfois les lèvres pour ne pas rire de ce qu’ils se disent dans l’autobus. Enfin, quand je me donne la peine de les écouter et qu’ils sont en forme, ça peut être divertissant. Tant qu’ils ne hurlent pas à tue-tête.

    Sandrine

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