Mais Skipper, elle me gossait vraiment trop

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Je sais, c’est pas nouveau, les Bratz. Mais dans ma vie, oui. Mon monsieur a une petite princesse qui en a reçu une, une petite princesse qui joue maintenant avec une poupée aux lèvres surdimensionnées, bonnes qu’à sucer, et qui a des fuck-me boots hallucinantes. J’ai aussi loué une vidéo dernièrement, pour faire plaisir à la princesse, et c’était une vidéo avec les Bratz en gamines de quatre ans, déjà affublées de cellulaires en permancence à l’oreille et en plus, aux dix minutes, il y avait toujours une charmante Bratz pour dire un commentaire du genre « Oh les centres commerciaux c’est mon temple à moi. ».

 Moralisatrice, exagératrice, whatever, moi j’ai décidé, jamais de Bratz dans les mains de mon futur bébé, même si les Bratz ont des bérets à la mode et des minijupes que je voudrais avoir en format extra extra large pour moi.

   Je choisis Barbie. Barbie avec ses yeux de biche toujours bien maquillés. Barbie avec ses longues jambes qui se plient pas pour se mettre à genoux devant un mec. Barbie qui peut devenir médecin, hôtesse de l’air ou gardienne de chenil. Barbie qui peut devenir soudain très laide entre mes mains, quand j’étais toute petite et que j’étais très obsessive par rapport aux coupes de cheveux de mes poupées.

 Et même si des gamines déshabillent leur Barbie vêtue de Versace ou de Pucci, pour la faire baiser avec Ken ou une poupée des New Kids on the Block (c’est pas moi qui jouait à ce jeu-là, c’était ma cousine perverse, qui me renseignait en même temps sur les marques de condoms utilisés par ses  parents), c’est pas épeurant, c’est pas hypersexuel, c’est pas malsain, et c’est total mieux comparé aux cris de jouissance poussés par les Bratz accros à l’achat de pantalon en cuir de dominatrix.

 Et puis Barbie, c’est un role model. Elle a été créée par Ruth Handler, la femme de monsieur Mattel, parce qu’elle, quand elle était une petite Ruth de douze ans, elle était super gênée de ses seins et elle marchait toujours le dos courbé, honteuse. Barbie, c’est pas le diable, ni un idéal fantasmé de la femme, c’est une poupée historique, une gâterie pour gamines, une incarnation du rêve américain. Yo Barbie, elle peut même être astronaute. Moi, ça m’épate.

source photo telegraph.co.uk

Un commentaire pour “Mais Skipper, elle me gossait vraiment trop”

  1. Samantha Q dit :

    Heh… j’aimais Skipper, elle est charmante, non? Et Maxi… vive Maxi avec ses grosses mains et ses épaules larges.

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